Infinite Statue story: les 10 premières années

Au début des années 2000, un nouveau de type de collection a commencé à se diffuser. Il était lié aux statuettes en 3D s’inspirant des héros de bandes dessinées et du cinéma. Bien que certaines approches aient été tentées auparavant, ces années représentèrent un véritable tournant pour ce type de produits : ils commencèrent à être appréciés et recherchés par une partie de plus en plus importante du public, aux quatre coins du monde. Même si les « action figures », c’est-à-dire des statuettes en plastique semi-articulées munies d’un vêtement en tissu, étaient le seul exemple de représentation tridimensionnelle à l’honneur depuis de nombreuses années (par ex. : Star Wars dans les années ’70/’80), la diffusion de véritables « statuettes » (en résine et bien plus détaillées) a représenté un phénomène tout à fait inédit, fascinant et incroyablement attirant pour les nouveaux collectionneurs. L’avènement du premier film de la trilogie « Le Seigneur des Anneaux » a joué le rôle de catalyseur pour tout ce processus. En Italie, un producteur, Gianfranco Grieco, explora le monde du 3D en fabriquant de très belles petites productions, qui s’arrêtèrent pourtant peu de temps après.

En 2005/2006, Fabio Berruti avait à l’esprit de créer une activité plus ciblée et articulée, dans ce nouveau secteur de la collection. Après environ deux ans de préparation, il a donné naissance à Infinite Statue. Loin d’être une mince affaire, la mise en œuvre de ce projet a été particulièrement complexe. Elle comportait de nombreux aspects très différents qu’il fallait coordonner et faire fonctionner : de l’acquisition des licences nécessaires à la recherche de talents créatifs (sculpteurs, décorateurs, préposés à la réalisation de prototypes, à la production en série etc.). Bien entendu, il fallait se référer aux fabricants de statuettes ayant obtenu du succès et ayant été lancées sur ce marché. Cependant, ils se trouvaient tous sur le continent américain et, bien que leur production concernât des personnages célèbres, aucun d’entre eux n’était italien. La meilleure décision était alors de tirer parti de leur expérience. Les deux premières statuettes virent ainsi le jour grâce à la collaboration avec un studio américain qui, outre sa spécialisation en scansions 3D pour le cinéma, avait débarqué dans le domaine des statuettes en résine en disposant d’une licence importante, telle que Star Wars. Nous parlons de nos partenaires de chez Gentle Giant.

Pour pouvoir produire, il fallait néanmoins obtenir des licences. Une sorte de pèlerinage commença alors auprès des maisons d’édition de bandes dessinées et fut accompagné de recherches parmi les producteurs de cinéma et les dossiers poussiéreux figurant aux Archives Cinématographiques de Rome. Après des mois de tentatives, de conseils légaux et des centaines de contacts, cette quête s’avéra trop compliquée pour le Cinéma Italien : il était impossible de trouver « qui possédait quoi », c’est-à-dire quels étaient les titulaires des droits de tel ou tel film. Trop d’années s’étaient écoulées depuis la réalisation des films et personne n’avait jamais prévu (ni pensé) à ce genre d’exploitation pour ces films.*

Toutes les recherches se concentrèrent alors sur la bande dessinée italienne... bien que la tâche ne fût pas des plus simples, là non plus : il était difficile de convaincre les auteurs que « nous allions faire du beau travail » sans pouvoir leur montrer de modèles concrets. Naturellement, la plupart des tentatives aboutirent dans le vide. Longtemps plus tard, la situation se débloqua enfin lorsqu’un auteur de grande valeur, Giancarlo Berardi (suivi par Ivo Milazzo), prononça les mots magiques : « parlons-en ». La licence pour le personnage de Ken Parker fut la première d’une longue série. Entre-temps, étant donné que rien ne semblait changer du côté de la bande dessinée, Fabio se tourna vers le maître de l’animation italienne, Bruno Bozzetto, qui, avec son style franc et direct lui dit : « Êtes-vous vraiment sûr de vouloir créer une statuette de Monsieur Rossi ? »

Ces deux premières licences permirent de démarrer la production, l’image de l’entreprise, le premier site internet et de lancer réellement Infinite Statue. C’était au mois de mars 2007. Les premières statuettes furent commercialisées à l’automne. La première présentation au public se déroula lors de la foire « Cartoomics » de Milan, en mars 2008, puis à Lucca Comics en octobre de la même année. Les années suivantes portèrent à l'acquisition de nouvelles licences et à l’obtention des premiers grands succès. Rat-Man arriva alors : cette statuette fut produite dans la foulée de la diffusion des dessins animés à la télévision et représenta un triomphe incroyable (les statuettes tirées de la bande dessinée, par contre, ne furent produites qu’en 2013). Puis, ce fut le tour de Dylan Dog, qui propulsa la renommée d’Infinite Statue à des niveaux bien plus élevés que prévu.

Un public fidèle avait enfin été réuni, et suivait les productions avec grand intérêt et engouement. Infinite Statue devint alors une marque de référence pour les collectionneurs et les passionnés, tant en Italie qu’à l’étranger : la statuette de Corto Maltese ouvrit ainsi la voie au marché franco-belge, déjà bien fourni. Cet événement permit à une entreprise italienne de pouvoir se prévaloir de la confiance de ces collectionneurs, connaisseurs et exigeants.

Infinite Statue vendait ses créations dans plus de 10 pays dans le monde. Ses statuettes étaient alors très connues, bien que la plupart fût issue de personnages dont la célébrité ne dépassait pas les frontières de l’Italie. Le buste de Michael Jackson ouvrit alors les frontières en direction de l’autre côté de l’Atlantique. Toutefois, se développer signifiait également pouvoir distribuer ses produits de façon optimale, sous peine d’une mauvaise promotion et diffusion des créations.

Voici pourquoi, en 2012, l’entreprise a choisi de fusionner avec le plus grand distributeur italien et européen de ce secteur : Cosmic Group. Cette décision stratégique a représenté un véritable tournant dans l’expansion d’Infinite Statue et a débouché, pour son créateur, sur la possibilité de se concentrer surtout sur les aspects artistiques et de « licensing » de la marque. Arrivèrent alors les succès de la gamme consacrée à Rat-Man, puis, peu de temps après, la naissance de la ligne Old & Rare et son introduction dans le catalogue d’un colosse tel que Sideshow.

Ces dix premières années ont été fantastiques. Épuisantes et pas toujours faciles, elles ont pourtant marqué une avancée extraordinaire dans le monde des collections et fait d’Infinite Statue un point de référence sans pareil. Après avoir vendu des milliers de statuettes et conquis des centaines de collectionneurs, qui continuent d’apprécier notre travail, nous pouvons affirmer que ce résultat est le fruit d’un succès qui n’en est qu’à ses débuts !

Les 10 prochaines années seront pleines de surprises et d’émotions. Nous remercions tous les passionnés qui nous ont suivis jusqu’ici et tous les amateurs qui voudront continuer ce voyage à nos côtés !


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